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Test – Unmatched

J’étais, de l’avis général, un enfant calme, souvent plongé dans ses livres ou ses dessins animés. En contrepartie, comme c’est souvent le cas, je jouissais d’une vie intérieure très riche, peuplée de légendes, héros et autres créatures fantastiques. Très rapidement, je me suis intéressé à la question la plus existentielle de l’humanité : qui suis-je ? Quel est le sens de la vie ? Pourquoi la girafe a-t-elle un si long cou ? Faut-il s’armer de patience pour tuer le temps ? Non, non, non, mieux que cela chers lecteurs ! La vraie question est bien entendu : c’est qui le plus fort ?!!

Fan des confrontations épiques, chaque apparition d’un nouveau méchant dans un épisode de Bioman provoquait en moi une émotion certaine, ne sachant pas encore que les gentils gagnaient (toujours) à la fin. Aujourd’hui adulte (enfin je crois), je me laisse encore séduire par cette idée de comparaison de puissance souvent portée au cinéma et dans la pop culture avec des « Aliens vs Predators » ou des « Godzilla vs Kong ». Je me disais même qu’entre l’engouement général pour Lovecraft et la détermination de Disney à tourner des Indiana Jones tant qu’Harrison Ford sera capable de tenir debout, il y aurait moyen de créer un nouveau crossover quasi parfait : Indy et les reliques d’Arkham. Puis, je me suis souvenu du « Royaume du Crâne de Cristal » et j’ai couru m’enfermer dans mon frigo pendant une heure pour retrouver mon calme …

Au moins, je sais que je ne suis pas seul. En France, un célèbre acteur en plein festival de Cannes s’était déjà questionné sur le sujet en s’interrogeant sur la puissance de l’hippopotame versus celle de l’éléphant. Et, aux Etats-Unis, Rob Daviau et Justin D. Jacobson ont vu très juste en mettant au monde le jeu de société Unmatched, combats de légende. Dans ce jeu, les joueurs incarnent des combattants issus des mythes légendaires, de la littérature, du cinéma, … et d’horizons complètement différents. Finies les questions existentielles, on s’assoit autour d’une table et on se poutre en toute simplicité avec les copains pour savoir qui est le patron.

Pour la minute culture qui m’est chère, ce jeu est une réédition de Star Wars, Epic Duel, sorti en 2002. Le jeu a été complètement rethématisé. Il est édité par Restoration Games et Mondo Games, localisé en France par Iello depuis février 2021. C’est un jeu pour deux joueurs (trois / quatre en équipe) à partir de 9 ans pour des parties d’environ 30 minutes.

 « Jeu, set et matched »

Unmatched est un jeu d’affrontement dans lequel votre objectif est … d’écraser votre adversaire en réduisant ses points de vie à 0. Vos armes ? Un deck de cartes, des figurines et un plateau de jeu. C’est tout ? Oui mon général, place aux règles du jeu !

Chaque joueur commence par choisir un héros. Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps, quatre personnages sont disponibles : le Roi Arthur, Alice au Pays des Merveilles, Méduse et Sinbad le Marin. On y reviendra, mais évidemment beaucoup d’autres personnages seront disponibles à travers des extensions. Les héros ont un ou plusieurs acolytes. Le Roi Arthur est ainsi accompagné d’un certain Merlin, sans doute un magicien.

Chaque joueur récupère la figurine de son héros, le(s) jeton(s) représentant l’(es) acolyte(s), des cadrans « santé » permettant de suivre le niveau de points de vie et un deck propre à chaque héros de 30 cartes.

Chaque héros a ses propres caractéristiques : points de vie, points de déplacement, type d’attaque (en mêlée ou à distance). Tout ceci est précisé sur votre carte de personnage. Chaque héros a également son propre deck de cartes et chaque personnage (héros / acolyte) dispose de ses propres cartes « actions », différentes selon sa nature. Les cartes sont attribuées au héros ou à ses acolytes : impossible par exemple de défendre Merlin avec une carte propre au Roi Arthur.

Un héros n’en serait pas un s’il n’avait pas sa fameuse capacité unique. Le Roi Arthur peut ainsi sacrifier des cartes pour faire de plus gros dégâts. Alice peut changer de taille et avoir un style de jeu plutôt orienté ou défense. Et les autres ? Jouez au jeu pour en savoir plus !

Le jeu se déroule sur un plateau divisé en cases rondes. Ces cases sont composées de zones de couleurs. Le plateau est recto/verso, ce qui permet le choix entre deux arènes.

Chaque joueur démarre avec une main de cinq cartes. À son tour, il doit obligatoirement effectuer deux actions parmi les trois suivantes, avec la possibilité de faire deux fois la même action.

  • Manœuvre :

Avec la manœuvre, le joueur DOIT piocher une carte et PEUT déplacer ses personnages (héros + acolytes). Il est aussi possible d’augmenter la valeur de déplacement d’un personnage en défaussant une carte de sa main. Chaque carte a en effet une valeur de boost indiquée en bas à droite. Une main ne peut excéder sept cartes à la fin du tour.

  • Stratagème :

Le stratagème permet de jouer une carte avec un symbole « éclair ». Ces cartes ont des effets instantanés très variés, qui permettent en général de se déplacer ou de piocher.

  • Attaque :

Comme son nom l’indique, le joueur désigne son combattant et joue une carte « attaque ». Selon les héros et acolytes, les attaques peuvent être des attaques de mêlée (pour cibler un adversaire sur une case adjacente au combattant) ou des attaques à distance (pour cibler un adversaire sur la même zone que le combattant).

Les combats se résolvent comme suit :

  • La carte « attaque » est placée face cachée sur la table ;
  • Le défenseur peut s’il le souhaite jouer une carte « défense » en la posant également face cachée ;
  • Le nombre de dégâts infligés correspond à la différence entre la valeur d’attaque et la valeur de défense de chaque carte : 1 dégât = 1 point de vie en moins.
  • Les cartes de combat ont presque systématiquement un effet qui vient pimenter le combat : un déplacement bonus, une pioche supplémentaire, un effet qui annule les effets de son adversaire, … Les effets des cartes sont résolus en fonction d’un timing précis et indiqué sur chaque carte : immédiatement / pendant le combat / après le combat.

Certaines cartes sont des cartes d’attaque ou de défense uniquement, tandis que d’autres sont polyvalentes.

Dès qu’un héros n’a plus de point de vie, il est vaincu et la partie est terminée, même s’il lui reste des acolytes. Attention, tous vos combattants perdent également deux points de vie à chaque fois que l’on doit piocher une carte dans un deck vide. Une idée judicieuse pour éviter de jouer au chat et à la souris pendant des heures.

À quatre joueurs, chaque joueur incarne son héros et ses acolytes, et doit donc vaincre les héros ennemis avec son allié. Si un héros est éliminé, le joueur joue avec les acolytes qu’il peut lui rester, mais si un joueur n’a plus ni acolytes ni héros, il quitte la partie.

 

« C’est la kiffance »

Allons droit au but : l’édition est excellente et brille par la qualité de son matériel et de ses illustrations réalisées par Olivier Barrett. Pour être franc, j’ai autant pris de plaisir à admirer Unmatched qu’à y jouer.

Les figurines sont absolument magnifiques. Les héros sont hyper détaillés avec des ombrages, ce qui donne du relief pour les figurines non peintes. Les acolytes ne sont représentés que par des jetons en plastique imprimé. Oh oui, on aurait souhaité d’autres figurines, quitte à payer un peu plus cher la boite… mais, malgré tout, les jetons acolytes sont vraiment agréables à manipuler. On trouve également des compteurs santé en carton épais qui tournent bien.

Le plateau de jeu est recto / verso, ce qui permet de renouveler les tactiques et les parties. Les plateaux, d’un design sobre, offrent une bonne lisibilité de l’aire de combat et des champs d’actions avec un système de cercle de couleur. Ça manque un peu de trucs en 3D pour faciliter l’immersion, mais l’auteur a misé sur la clarté.

Le design des cartes plait ou ne plait pas. Il y a 120 cartes. Personnellement, je trouve le design à tomber, très moderne, à la fois obscur et rempli de symboles. Tout est inscrit sur la carte de votre personnage et sur les cartes du deck ; l’iconographie est simple et explicite. Le livret de règles est très bien fait et les explications sont claires, un modèle du genre !

Enfin, pour continuer et finir sur une note positive, même l’insert est impeccable et super bien travaillé.

« Un homme à viser en vaut deux»

Mais est-ce que c’est bien Unmatched ?

Le jeu est rapidement mis en place, les règles sont très accessibles, Unmatched opte pour la simplicité pour s’ouvrir à un large public. Une figurine par héros, quelques tokens pour les alliés, un deck par joueur et un compteur de vie et c’est parti ! Ici, pas de livre épais de règles, de lancers de dés multi-couleurs, et pas besoin d’avoir une calculatrice pour résoudre les combats.

Mélange d’un jeu de cartes et de figurines, le véritable point fort du jeu est son asymétrie totale. Chaque personnage se joue totalement différemment : certains sont plus offensifs que défensifs, d’autres sont plutôt mobiles… Il faut arriver à exploiter au mieux les différents styles de combat proposés. Pour remporter une partie d’Unmarched, il faut exploiter au mieux les qualités de son héros et de ses partenaires. Chacun fera ce qu’il voudra, mais rester à distance avec Sinbad ne paiera jamais.

Ne pensez pourtant pas que le jeu est simpliste, car une fois l’apprentissage de chacune des particularités des personnages effectué, des styles de jeu et des tactiques vont se dégager. Ne pensez pas qu’un newbie a 50% de chance de battre un joueur expérimenté : il faut vraiment apprivoiser son deck et le jeu gagne en intérêt si l’on connait bien le deck adverse. Unmatched répond à la loi de Nolan : un jeu facile à appréhender mais difficile à maîtriser. Un jeu qui plaira donc aussi bien aux débutants qu’aux joueurs aguerris. Le plaisir réside d’abord dans la découverte du deck d’un héros, puis il se prolonge dans sa maîtrise. Une courbe d’apprentissage est bien présente car il faut apprendre à saisir les synergies entre les cartes et le pouvoir des différents personnages.

« Une mécanique bien huilée »

Vous l’avez compris, Unmatched n’est pas un jeu de deck building : chaque deck est préconstruit et n’est absolument pas personnalisable. Attention, ce n’est pas un défaut, c’est un choix ludique des concepteurs : l’asymétrie n’est volontairement pas trop complexe afin de gagner en accessibilité et en fluidité des parties.

Le point positif de cette mécanique, c’est que le hasard n’est pas prédominant dans les victoires. Bien sûr, il est toujours question de piocher des cartes et certaines mains peuvent être plus heureuses que d’autres, mais in fine, le joueur garde tout le temps un contrôle satisfaisant de la partie en adaptant aussi son gameplay à sa main. Chaque carte peut être employée de différentes façons : une action (attaque, défense, stratagèmes) mais aussi un boost de déplacement. Cela oblige à faire des choix, à observer mais aussi à bluffer.

Les choix se font, bien entendu, selon les cartes en main à jouer, mais aussi au niveau des déplacements : il peut ainsi être judicieux de fuir après chaque attaque, ou de rester collé à l’ennemi pour éventuellement mettre deux attaques dans le même tour.

Il est aussi utile d’observer la main de son adversaire : s’il a peu de cartes en main, l’attaquer peut être intéressant car il a moins de choix sûrement pour se défendre. Cela donne aussi la possibilité de ne pas se faire attaquer au tour suivant car l’adversaire fera sûrement une manœuvre pour piocher.

Quant au bluff, le jeu ouvre beaucoup de portes ! Je mets par exemple une attaque faible en premier pour faire craquer à l’adversaire une carte de défense puissante. Et hop, j’avais gardé pour la prochaine attaque une carte bien plus dangereuse. Mouhaha !

« De l’art subtil de l’équilibrage »

Qui dit jeu d’affrontement évoque forcément la douloureuse question de l’équilibrage entre les différentes personnages. Le slogan du jeu m’avait d’ailleurs laissé perplexe d’un premier abord : battez-vous à armes inégales. Les auteurs ont-ils justement la volonté de proposer un jeu déséquilibré ? Cela peut certes aussi avoir une certaine saveur, mais je vois déjà dans vos regards une certaine inquiétude. Savez-vous quand même que dans la vie de tous les jours, les combats sont ne sont pas toujours égaux ? N’est-ce pas nos amies les hyènes ?!

 

Pour répondre à la question de l’équilibrage, après un nombre important de parties au sein de la rédaction, il nous apparait comme étant correct. Il semble que certains combats (Arthur versus Méduse) soient déséquilibrés, mais ce n’est pas non plus à sens unique : on est sur du 40-60%  de victoires selon les statistiques disponibles sur BGG.

Pour dédramatiser le sujet, il m’apparait aussi intéressant de pouvoir se fixer quelques challenges, et donc de prendre un personnage un peu moins fort pour affronter un p’tit nouveau. Enfin, il est aussi moins frustrant de perdre une partie de 20-30 minutes qu’après s’être plongé dans un jeu complexe de plus de quatre heures.

L’avis de Plateau Junior

Unmatched, Combats de Légende est un jeu d’affrontement asymétrique mêlant jeu de cartes et de figurines. Pourvu de règles simples mais efficaces, il offre un plaisir immédiat aux joueurs désireux d’en découdre rapidement.  Les parties sont intenses et nerveuses, ce qui donne souvent envie de faire le match retour. Les gameplays sont très variés en fonction des personnages et offrent ainsi des stratégies bien diversifiées.

Du bluff, un peu de tactique, un soupçon de hasard, le jeu ne propose pas une profondeur stratégique énorme. Il ne s’adresse donc pas aux joueurs les plus aguerris, mais plutôt à ceux qui veulent passer un bon moment de poutrage en règle.

Son premier et principal attrait vient naturellement de l’idée formidable de combattre avec des héros emblématiques venus de divers horizons. Ce concept appelle une infinité de déclinaisons, avec des délires complètement inattendues et des mélanges d’univers.

Sont d’ailleurs déjà sortis en anglais des boites avec Buffy, Bruce Lee, Jurassic Park, … Cela offre plus de plaisir et ! Sachez qu’en France, une première extension est déjà sortie : Bigfoot et Robin des Bois propose deux nouveaux personnages et un nouveau plateau réversible. Cobble & Fog pointe aussi le bout de son nez avec quatre nouveaux personnages !

N’hésitez pas à suggérer des idées géniales, ici on opte pour une boite avec Bébé Yoda, Godzilla et Bébel !

L’avis complémentaire d’Emy :

Au départ, Unmatched et nous, c’était pas gagné. Univers sombre, jeu de baston… Quand on sait à quel point les licornes roses à paillettes ont une place de choix dans notre ludothèque, autant vous dire qu’essayer Unmatched n’était pas dans nos priorités. Mais voilà, vous connaissez la chanson : on commande des jeux pour nos Juniors, et « ohhhh, si je prends Unmatched, ça me fera les frais de port offerts ». Et voilà comment, en un clic, ce jeu est entré dans nos vies, à Junior et moi… pour ne plus en sortir !

À peine arrivé, Junior s’est rué sur la boite. Il faut dire que niveau Direction Artistique, elle envoie du pâté. Puis, deuxième effet Waouh avec la découverte du matériel qui donne vraiment envie d’être manipulé. Une fois nos émotions passées, la facilité de préhension du jeu a achevé de nous convaincre : nous avions bien fait de craquer ! Un livret de règles tout petit, quelques actions assez simple à assimiler, un deck à choisir et hop, nous voilà prêts à jouer. Bon, pour autant, je ne vais pas vous mentir : les premières parties ne seront pas les plus mémorables. Comme le disait très justement Pixies, Unmatched est un jeu qu’il faut apprivoiser.

Nous avons fait l’erreur de ne pas consulter les decks avant de lancer la partie, trop pressés de se mettre sur la tronche. Enfin… une erreur ? Avec le recul, pas tant que ça. Certes, nous n’avions aucune idée de ce qu’on allait avoir entre les mains mais, de facto, on s’est laissé porter par l’univers sans essayer d’optimiser nos coups à tout prix. Mon Huit’ans a, du coup, pris le temps de découvrir chaque carte, au fur et à mesure, savourant les illustrations et essayant, tant bien que mal, d’appréhender la mécanique en testant diverses combinaisons. Pour une fois, il a accepté de se laisser porter par le jeu sans réfléchir outre mesure. Et le voir ainsi happé par l’univers immersif, qui lui était pourtant inconnu dix minutes plus tôt, est un phénomène vraiment agréable à observer, je vous le garantis.

Niveau accessibilité, je dirai que 9-10 ans est idéal pour espérer commencer à maîtriser Unmatched. Je ne dis pas que mon Huit’ans ne s’y est amusé, bien au contraire, mais il a tendance à être souvent guidé par l’affect et il ne réfléchit pas encore vraiment aux probabilités de piocher telle ou telle carte. Finalement, il ne voit pas plus loin que le bout de sa main (de cartes), bien trop impatient de pouvoir contrer ma prochaine attaque juste pour le plaisir me voir échouer devant la dernière marche du podium. Tel un chevalier Playmobil qui se prépare à affronter un Lego Ninjago, Junior ne cherche point à duper l’adversaire (le bluff n’étant décidément pas son fort) mais il savoure chaque attaque réussie et vit avec passion chaque course poursuite à travers le plateau.

Alors, ne vous y trompez pas, il ne suffit que de quelques parties en utilisant le même deck pour que nos Juniors deviennent déjà plus difficiles à battre. Une fois qu’ils ont repéré les bonnes cartes, il les attendent comme le Messie avant de les combiner de manière très judicieuse, causant un max de dégâts au passage. Et puis, on la connaît la chance légendaire des Marmots… Ben les Juniors, ils ont la même. Là ou votre Excalibur sera enterrée au fond de votre deck, lui piochera toutes ses bonnes cartes dès le début de la partie… Ne vous laissant que très peu de chance de vous en sortir indemne !

Vous l’aurez compris, Unmatched a relevé, haut la main, le défi de nous surprendre, nous qui n’avions pas misé un centime sur lui. Nous aimons la douce sensation de progresser au fil des parties, ensemble, Junior et moi, plus ou moins au même rythme. Car, ici, ce ne sera pas votre logique ou votre esprit d’analyse qui vous aidera à maîtriser Unmatched, mais votre faculté à vous immerger dans votre deck et à vous laisser porter par le personnage que vous aurez choisi d’incarner.

Pour aller plus un peu plus loin :

Le jeu a eu un tel succès depuis sa sortie en 2002 que des fans ont décidé de créer leur propres decks.
Vous pensiez qu’un combat Iron Man VS Raiponce ou Ursula VS Jack Sparrow était impossible ? Et bien non !

La seule limite est maintenant celle de votre imagination. Et les Juniors raffolent du concept !

Bon, OK, les cartes sont en anglais. Mais les pouvoirs étant peu ou prou identiques à ceux des decks officiels, avec la mémoire légendaire de nos Juniors, ce ne sera vraiment pas un obstacle.
Il vous suffit de prendre le temps de leur traduire une ou deux fois les cartes et, vous verrez, ils seront aussi à l’aise qu’avec les cartes en français. La magie de l’enfance !

Pour les trouver, c’est très simple : ces decks « Fan Made » peuvent être téléchargés gratuitement juste ici.

Imprimez-les, munissez vous d’une paire de ciseaux (et d’une plastifieuse si vous avez, pour recréer l’effet « cartes de jeux épaisses ») et c’est parti pour des combats mythiques… ou carrément plus loufoques !

On aime :

  • Un jeu d’escarmouche dans des univers complètement barrés
  • Des règles simples mais une profondeur de jeu indéniable qui allie bluff et stratégie
  • Un bon rapport qualité – prix compte tenu du matériel
  • Une mise en place quasi instantanée, des parties intenses et généralement rapides
  • Des possibilités infinies de personnages et d’extensions
  • La possibilité de jouer avec ses propres decks « Fan Made » pour des combats épiques et loufoques
  • Les sleeves qui tiennent dans le thermo, yeah !

On aime moins :

  • Un peu tendre pour les joueurs aguerris
  • Certaines parties peuvent durer si les joueurs jouent au chat et à la souris

Les Juniors aimeront si :

  • S’ils aiment les jeux d’escarmouches et ont rarement plus de 30 minutes devant eux
  • S’ils aiment les zolies figurines

Les Juniors risquent de moins aimer si :

  • Ils n’aiment pas les jeux asymétriques
  • Ils ont une petite Kallax

Le trouver :

Fiche du jeu :

  • Un jeu de Rob Daviau et Justin D. Jacobson
  • Illustré par Olivier Barrett.
  • Edité par Iello
  • Pour 2 à 4 joueurs
  • De 9 ans et plus
  • Et des parties d’environ 30 minutes

2 commentaires

  1. Merci pour ce retour !
    Le jeu à l’air vraiment sympa mais les personnages ne me font pas rêver !
    A tester pour voir s’il me convient et surtout s’il conveint à 10 ans !

    1. Bonjour !
      Rien ne vous empêche par une autre boîte, vu que toutes les boîtes sont indépendantes. Robin des Bois et Bigfoot sont déjà sortis. Et fin octobre vous aurez Sherlock Holmes, Dracula, L’homme Invisible et Mr Hyde. Après au delà des personnages, c’est surtout la différence entre les mécaniques qui est sympa.

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