A partir de 8 ansJeux d'adresseOn teste !

Test – Crazy Tower

Je verse dans un saladier une bonne poignée de « Jenga ». J’ajoute un zeste de « Rhino Hero ». Je mélange, je mélange. Et j’obtiens… « Crazy Tower », un jeu d’adresse coloré (beaucoup) et tactique (un peu).

« Crazy Tower » est un jeu conçu par Alexis Harvey, Félix Leblanc, Mathieu Auger et Manuel Bergeron (il en a fallu du monde pour pondre 3 pages de règles…), illustré par Chris Setra et édité par Synapses Games. 2 à 4 Crazy Builders de 8 ans et plus peuvent participer à la Crazy Construction.

I’ve got the Tower

La boîte de « Crazy Tower » ne dépareillerait pas dans les rayons d’un supermarché entre celle d’un Jenga et celle d’une Bonne Paye. A défaut d’être originale, elle est fraiche, colorée, bilingue (Synapses Games est un éditeur canadien) et parfaitement calibrée.

A l’intérieur de la boîte, là non plus pas de grande surprise. On y découvre :

  • 21 cartes au format carré qui représentent les étages de la tour
  • 4 séries de 7 blocs de bois en différentes couleurs.

Crazy Tower (1)

Ces blocs de bois sont en fait des Polycubes (communément appelés Polyominos 3D) et sont composés de 1 à 5 cubes selon leurs formes. Des Polyomiquoi ? Mais si, souvenez-vous. Ce sont ces formes rendues célèbres par le Tétris.

Maintenant que vous avez tous les outils en main, enfilez votre casque. On a une tour à construire.

Crazy Tower (2)

Tower est venue!!!

Avant de débuter la partie, chaque joueur prend les 7 blocs de bois à sa couleur et une première carte Etage est placée au centre de la table. Cette carte est découpée en une grille de cases blanches et de cases rouges. Le premier joueur pose l’un de ses blocs de bois en recouvrant uniquement des cases blanches.

Crazy Tower (3)

Chacun votre tour, vous avez alors le choix entre :

  • Poser un bloc sur la carte Etage en cours (sans jamais recouvrir de case rouge)
  • Poser une nouvelle carte Etage sur la tour et y placer immédiatement l’un de vos blocs (sans jamais, là encore, recouvrir de cases rouges).

Comme bien souvent avec ce type de jeu, il faut laisser la tour la plus instable possible au joueur suivant.

Deux règles de pose vont vous permettre de doser cette prise de risque.

  • Les cartes Etage, tout d’abord, peuvent être décalées les unes des autres, créant ainsi des tours biscornues et anguleuses.
  • Les blocs de bois, ensuite, peuvent dépasser des cartes Etage, ce qui permet de jouer sur les poids et les contre-poids.

Crazy Tower (4)

Pour corser les choses, 3 types de cases Action parsèment les cartes Etage. Chaque fois que vous recouvrez l’une de ces cases, vous activez l’action correspondante. Vous pouvez ainsi rejouer immédiatement ou échanger l’un de vos blocs avec un adversaire. La dernière action, bien plus périlleuse, vous permet de reprendre l’un des blocs de la tour pour le rendre à son propriétaire. Et, croyez-moi, bien que tentante, ce n’est pas toujours une idée judicieuse…

Crazy Tower (5)

Le jeu se termine de deux manières.

  • Si un joueur pose son dernier bloc, il gagne immédiatement la partie.
  • Si la tour s’écroule, celui qui est responsable de la catastrophe est éliminé. Les autres joueurs comptent les points des blocs qui lui restent. Plus un bloc est grand, plus il vaut de point. Celui qui cumule le moins de points gagne la partie.

Crazy Tower (7)

Il y a un Crazy Saboteur parmi nous

En plus du mode compétitif, « Crazy Tower » a la bonne idée de vous proposer deux modes de jeu alternatifs : le mode Saboteur et le mode Solo.

Évacuons rapidement le mode Solo qui propose une série de défis assez inégaux. Ils vont de « utiliser un seul bloc par étage » à « compléter la Tour en 1 minute » en passant par « jouer avec le menton sur la table ». Un mode de jeu plutôt dispensable qui amusera de temps à autre les plus jeunes en mal de construction.

Crazy Tower (8)

Mais la vraie bonne trouvaille vient du mode Saboteur. En début de partie, l’un des joueurs prend le rôle du saboteur et joue seul contre tous. Comme son nom l’indique, son but est de pousser la tour au bord de l’effondrement tandis que ses adversaires tenteront au contraire de la maintenir debout. Sans modifier le jeu en profondeur, ce mode en change la dynamique et crée une ambiance de perfidie rigolarde autour de la table.

Crazy Tower (6)

L’Avis de Plateau Junior

Même si le titre et la boîte laissent imaginer un Party Game régressif et délirant, il n’en est rien. « Crazy Tower » est un jeu bien plus fin et tactique qu’il n’y paraît. Entre les multiples formes des blocs de bois et les différentes actions, on a toujours l’impression d’être maître de la situation et de pouvoir redresser la tour la plus biscornue… Jusqu’à ce que l’écroulement fatidique nous prouve le contraire.

C’est d’ailleurs l’une des déceptions de « Crazy Tower ». Que l’on soit adulte ou plus jeune, on aime, dans ce genre de jeu, le vertige de la tour qui se déploie de plus en plus haut et la promesse d’un éboulement spectaculaire. Or ici, les tours étant tellement biscornues et plusieurs blocs composant chaque étage, l’éboulement se produit très souvent quand la tour n’est pas bien haute. Et tout ça manque un peu de spectaculaire.

Malgré ce petit point noir, si vous êtes aficionados de ce type de jeu, n’hésitez pas une seconde : « Crazy Tower » renouvèle le genre avec brio.

On aime

  • La couche stratégique ajoutée à un pur jeu de dextérité
  • Le mode Saboteur

On aime moins

  • Le mode solo un peu superflu
  • Les écroulements de tour pas très spectaculaires

Le trouver

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page